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Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge

Couvent des Sœurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge

seurs de lass couvent 125eLe couvent de Wotton est la 7e mission ouverte par les Sœurs de l’Assomption de la S.V. le 26 mai 1874. A une session de conseil de la Municipalité de Wotton, le 9 février 1874, la bâtisse de l’École-Modèle – à l’usage de la Municipalité depuis le 21 juin 1870 – est livrée pour un couvent où les religieuses viendront enseigner. Le 21 mars 1874, la Fabrique, avec la permission de Mgr. L. Laflèche, évêque de Trois-Rivières, est autorisée à acheter une maison connue sous le nom d’École-Modèle de Wotton, déjà construite sur le terrain de la Fabrique. La Fabrique s’engage à en donner l’usage à une communauté religieuse. Le couvent et le terrain sont cédés par laFabrique aux religieuses de l’Assomption de la Sainte-Vierge. Le 20 mai 1876, dans la chapelle du couvent, il y a l’érection et la bénédiction du Chemin de la  Croix par le curé H. Hamelin. En 1934, le couvent est complètement rénové et agrandi aux frais des religieuses. En 1964, de nouvelles réparations sont exécutées. En 1980, des démarches sont enclenchées pour transformer le couvent en HLM. En 1983, le couvent est fermé. En 1984, la bâtisse reçoit une nouvelle vocation : elle devient une résidence pour personnes âgées autonomes nommée La Canne d’Or. 

Extrait tiré des Archives Centrales des Sœurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge, Nicolet,  février 2012

 

Les religieuses, de par leur engagement et dévoument on joué un rôle fondamental au niveau de l'éducation en région. Un article rend hommage à leur importante contribution, il est possible de lire cet article en cliquant ici. 

 Hommage à Sœur Georgette Laroche, une religieuse vénérée

soeur st josaphat retravaillNotre bien-aimée sœur Georgette Laroche, initialement prénommée Sœur Saint-Josaphat à son arrivée en 1965, fut une religieuse enseignante et directrice dévouée des Sœurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge durant 18 ans. Parmi les nombreuses religieuses qui ont contribué à l'éducation des wottonnais depuis 1874, elle fut l'une de celle que les paroissiens n'oublieront jamais car elle a laissé au sein de notre communauté un héritage de valeurs et d'amour inconditionnel à la condition humaine, surtout vis-à-vis les enfants qu'elle chérissait et les familles démunies. Directrice de chorale, elle cultivera auprès des wottonnais l'amour du chant et de la musique, tant lors des cérémonies religieuses que lors des fêtes familiales ou communautaires.

 

Fille de Elphège Laroche et Alice Verville, elle est née le 12 décembre 1920 à Warwick, dans la région des Bois-Francs. Elle entre comme novice à la congrégation de Nicolet le 21 août 1937 et prononcera ses vœux temporaires le 15 février 1940 en prenant le nom de Sœur Saint-Josaphat. Ses voeux perpétuels furent prononcés le 15 août 1943. Elle est décédée à la Maison Mère de Nicolet l'âge de 88 ans le dimanche 25 octobre 2009. Un dernier hommage lui fut rendu lors d'une messe commémorative qui a eu lieu le samedi 28 novembre, à 14h00, à l'église de Wotton. Toute la communauté est venue assister à cette cérémonie d'adieu pour signifier un geste de tendresse à son égard en échange des milliers qu'elle aura partagés avec ses élèves et parents durant presque vingt ans... 

 

Ce témoignage touchant de M. Denis Pinard, professeur et directeur de l'École Hamelin retraité, résume bien l'héritage et l'empreinte que Sœur Georgette aura laissés dans le cœur de toutes les générations de Wotton qui l'ont cotoyée : Sr. Georgette était un pilier de l'éducation dans notre communauté et je dirais même dans notre région. Religieuse engagée, enseignante dynamique et combien humaine, directrice d'école donc gestionnaire des relations humaines, matérielles et surtout pédagogiques, Sr. Georgette était connue par ses qualités de grande professionnelle. Pour moi, elle fut une collaboratrice des plus précieuses et surtout un exemple incontesté dans le choix des valeurs à privilégier dans notre milieu. 

 

Elle me disait, en toute confidence, que son premier choix d'orientation de vie fut de devenir religieuse, mais qu'elle aurait aussi bien aimé être mère de famille et là d'une grosse famille... Je peux vous dire que sa famille, elle l'a eue très nombreuse, à compter tous les enfants auprès desquels elle est intervenue soit en les consolant, en les motivant, en les écoutant, en soignant leurs petits bobos et surtout en les éduquant et en les éveillant à poursuivre leur connaissance et cela, dans le respect de chacun. 

 

Elle fut une des rares enseignantes à vouloir poursuivre l'enseignement à tout un groupe d'élèves, dans leur cheminement de la 3e jusqu'à la 6e année. Quand les besoins le demandaient, elle n'hésitait pas à s'offrir pour être titulaire d'une classe à plusieurs niveaux et même à partager son enseignement à temps partiel avec d'autres personnes, même si c'était un jeune homme venant de la grande région de Montréal. Je crois qu'elle fut aussi une des premières au Québec à être directrice non pas de une, deux ou trois écoles, mais bien de quatre écoles primaires dans notre secteur. 

 

Sr. Georgette, nous vous avons proclamée par le passé « Bénévole de l'année » de notre village; aujourd'hui j'aimerais vous dédiée le titre de «Médaillée d'or en éducation de l'école Hamelin». Nos nous souviendrons de vous longtemps et votre nom devrait être gravé dans les corridors des différentes écoles où vous avez tant donné. Merci Sr. Georgette!

 

A la fin de la cérémonie, Mme Manon Vaillancourt, présidente de la Société d'histoire et du patrimoine de Wotton, a suggéré que le prix annuel qui serait remis pour la première fois en 2010 au Bénévole de l'année porte son nom pour immortaliser sa mémoire. Un espace lui est consacré à cette fin à l'intérieur de l'exposition du Centre d'interprétation de la vie catholique en milieu rural du Québec.

 

 

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